La souveraineté c’est l’égalité
En voulant approfondir la moindre question de fait, on soulève toutes les questions de droit qui s’y rapportent ; ainsi, à propos d’une circulaire ministérielle dont le citoyen Ledru-Rollin était loin sans doute d’avoir fait volontairement une question capitale d’adhésion ou de résistance à la République, nous allons voir que nous devons résoudre plusieurs problèmes politiques de premier ordre.
Ou le citoyen Ledru-Rollin a voulu faire de l’arbitraire à son profit, ou il a cru remplir son devoir en donnant à l’action républicaine un mouvement d’ensemble dans toutes les parties de son organisation primitive.
Nous sommes très persuadés pour notre compte que le citoyen Ledru-Rollin n’a point eu la moindre velléité de tyrannie en conférant aux délégués de la République des pouvoirs illimités. On a joué sur ce mot illimité, sans vouloir lui donner l’acception qu’il avait dans la pensée du ministre. La teneur de l’ordonnance donnait précisément à ces pouvoirs jusque-là non définis, une limite très conforme à l’esprit révolutionnaire.
Mais, laissons la question personnelle, dont les dissidents se sont fait précisément une application personnelle assez passionnée, voyons la question de droit.
Un ministre, un membre du gouvernement révolutionnaire a-t-il le droit, lorsque nous sommes encore en pleine révolution, de prendre des mesures exceptionnelles et de déranger l’ordre établi auquel un nouvel ordre succède ?
Sans aucun doute, selon nous, la voix du peuple a prononcé pour l’affirmative, puisque l’adhésion des candidats à la circulaire a été regardée comme une garantie pour le peuple. Mais, pour prononcer sur ce droit, il faut soulever tout le problème du droit social, il faut admettre ou rejeter le principe de la souveraineté du peuple. L’acte du ministre tranchait franchement dans l’exercice de cette souveraineté qu’il ne pouvait pas avoir la prétention de s’approprier comme individu, mais dont il se regardait à bon droit comme l’expression et le mandataire.
Ceux qui se sont récriés contre cet abus de pouvoir, n’ont donc pas admis le principe fondamental de la souveraineté du peuple. Ils l’ont nié tacitement, et pourtant ils se disaient républicains. Il y a donc des esprits qui conçoivent l’établissement d’une république sans reconnaître le principe qui lui sert de base.
On voit que ceci devient grave, et que les instincts du peuple ne le trompent guère. Il n’y a qu’à les observer et à les pénétrer pour découvrir qu’il est toujours par le sentiment, dans la route du vrai.
On se fait contre l’expression sacrée du vœu populaire une arme, vraiment étrange, de la légalité. Quelle légalité ? Celle d’hier ? Mais c’est pour la détruire que nous avons fait des barricades, renversé une monarchie, proclamé la république, élu un gouvernement provisoire. Avez-vous oublié que le cri de vive la réforme électorale a précédé et précipité la révolution ? N’avez-vous pas compris que ce cri signifiait vive la réforme sociale ?
Il est vrai que vous, les agitateurs pacifiques du premier jour, vous n’étendiez pas la réforme aussi loin qu’elle a été lancée. Vous espériez l’arrêter à ceux de votre caste sur lesquels vous pouviez compter pour vous conférer le pouvoir. Vous parliez alors de légalité et vous en parliez fort bien. Vous portiez sans effroi et sans scrupule, une certaine atteinte à la légalité qui vous opprimait, et vous inauguriez une légalité nouvelle, sans vous inquiéter de ceux qui resteraient opprimés par vos restrictions.
L’événement vous a dépassés et détrônés, et le peuple vous a prouvé qu’il voulait être le souverain unique, le souverain véritable.
Il le voulait ! Vous comprenez bien cette volonté-là, vous qui l’aviez pour vous-mêmes. Mais qu’il y eût droit, voilà ce que vous ne comprendrez et n’admettrez pas aussi aisément. Où prend-il ce droit effroyable ? C’est donc le droit du plus fort ? Nous le subissons, nous le proclamons des lèvres, dites-vous à vos amis, mais nous ne le reconnaissons pas, et notre conviction est que nous faisons pour le mieux, en limitant ce droit dans notre pensée, en travaillant habilement à l’atténuer dans les institutions nouvelles auxquelles nous voulons absolument mettre la main.
Eh bien, il faut vous répondre au nom du peuple, il faut vous dire où le peuple puise son droit de souveraineté, quelle puissance supérieure à lui et à vous le lui concède et veille sur lui pour le lui conserver malgré vous.
La source de ce droit est en Dieu qui a créé les hommes parfaitement égaux et qui les conserve tels en dépit des erreurs des sociétés et de la longue consécration d’un abominable système d’inégalité. Vous avez entassé sophisme sur sophisme pour prouver que l’égalité n’est pas dans la nature et que par conséquent Dieu ne l’a pas consacrée. Voici ce qu’on vous a répondu, ce qu’on vous répondra encore.
Vous cherchez vainement à confondre le sens du mot égalité avec celui d’identité : non, les hommes ne sont pas identiques l’un à l’autre. La diversité de leurs forces, de leurs instincts, de leurs facultés, de leur aspect, de leur influence est infinie. Il n’y a aucune parité entre un homme et un autre homme. Mais ces diversités infinies consacrent l’égalité au lieu de la détruire. Il y a des hommes plus habiles, plus intelligents, plus généreux, plus robustes, plus vertueux les uns que les autres ; il n’y a aucun homme qui par le fait de sa supériorité naturelle soit créé pour détruire la liberté d’un autre homme et pour renier le lien de fraternité qui unit le plus faible au plus fort, le plus infirme au plus sain, le plus borné au plus intelligent. Une grande intelligence crée des devoirs plus grands à l’homme qui a reçu du ciel ce don sacré d’instruire et d’améliorer les autres. Mais elle ne lui donne point des droits plus larges. Et comme la récompense du mérite n’est pas l’argent, comme l’homme intelligent n’a pas des besoins physiques différents de ceux des autres hommes, il n’y a aucune raison pour que cet homme devienne l’oppresseur, le maître et par conséquent l’ennemi de ses semblables.
La morale évangélique est éternellement vraie. Elle a été vraie avant que le christianisme l’eût formulée et répandue dans le monde. Elle est encore vraie, elle préside à tous les grands actes de la vie des peuples, à toutes les révolutions qui ont le progrès pour but. C’est vraiment la doctrine de l’égalité, et elle est si excellente que ceux qui la renient dans leur âme la professent dans leur langage, tant il leur paraît impossible de lui opposer une résistance qui ne blesse pas la conscience du genre humain. La véritable loi de nature, la véritable loi divine, c’est donc l’égalité. Les matérialistes comprennent singulièrement l’état de nature chez l’homme. Ils veulent que cet état soit le même chez l’homme et dans l’animal. Le loup dévore sa proie, disent-ils, le vautour surprend et déchire le passereau, partout le plus fort fait la loi au plus faible. Ils vont même jusqu’à nous assimiler aux choses inanimées. Ils disent que l’ouragan brise le chêne, que le flot ronge la base du rocher : et de là ils concluent que l’homme fort doit opprimer l’homme faible, que l’homme habile doit tromper l’homme simple, que cela a toujours été et sera toujours, parce qu’un homme n’est pas plus qu’un loup, qu’une pierre, qu’une plante ; ainsi, disent-ils, l’état de nature, c’est la force aveugle, c’est le hasard cruel, c’est la fatalité sourde et muette. L’égalité est un rêve contre lequel la nature proteste.
Ils sont à plaindre ceux qui raisonnent ainsi, et qui ne sentent pas que l’homme est autre chose que matière : une pareille doctrine permet tous les crimes et autorise toutes les tyrannies.
Dans l’état de nature, l’homme, si on le suppose jeté nu et vagabond sur la terre, est encore un homme. C’est un être qui pense, qui comprend, qui invente, qui essaye, qui progresse. Dès qu’il rencontre son semblable, son instinct ne le porte pas à le détruire pour se retrouver perdu dans cette solitude qui l’attriste et l’épouvante. Le lièvre dans sa tanière a peur et ne s’ennuie pas, l’homme dans le désert, a peur et s’ennuie. Ce n’est pas la faim seulement qui le tire de la caverne où il s’est réfugié, c’est le besoin de voir le ciel, et dès qu’il en a contemplé la beauté, il ne lui suffit pas, comme à l’animal, de sentir l’air et la chaleur ranimer ses membres, il faut encore qu’il admire, qu’il rêve, qu’il médite, et qu’il cherche le secret de cette beauté des choses qui ne s’explique point d’elle-même. Aussitôt, l’homme sauvage éprouve le vague besoin de répandre son émotion dans le sein d’un autre homme. Il souffre d’interroger cette nature qui est si vaste, si solennelle, si mystérieuse. Cette grandeur qui le charmait, l’oppresse et l’accable. Il appelle son semblable avant que de savoir si son semblable existe. Il lui semble que son semblable ne serait pas muet comme le reste de la création et résoudrait avec lui le problème de son existence.
Aussi, dès qu’il rencontre son semblable, il s’associe à lui pour conjurer, par la réunion de leurs forces et de leur intelligence, les forces ennemies de la nature, pour partager les fruits de cette association, et pour chercher avec lui aux heures du repos et de la contemplation le secret de Dieu et la loi de la nature. Voilà l’aurore des sociétés, et il ne peut y en avoir d’autre. Faire naître la première société d’un premier combat est un rêve sinistre qui ne répond pas à la nature de l’homme. Le combat, le partage, l’oppression, l’inégalité n’ont pu être que le résultat d’une première civilisation déjà assez avancée pour être corrompue. L’homme primitif eût péri, s’il eût commencé par tuer celui-là qui, seul, pouvait lui conserver la vie : car l’homme ne pullule pas, comme l’animal, par les seules lois de la matière. Il est esprit et corps ; quand son esprit meurt, sa postérité s’abâtardit et disparaît. Les nations périssent quand leur âme est éteinte.
D’autres ennemis de l’égalité procèdent autrement. Ils ne croient pas plus en Dieu que les matérialistes, ou s’ils y croient, ils ne le comprennent pas. Ils font de l’homme quelque chose de plus que l’animal, mais ils admettent deux espèces d’hommes, les forts et les faibles, les habiles et les simples ; et, de là, remontant à Dieu par un blasphème, ils font, de ce qu’ils appellent le génie ou le talent, un droit divin à la nomination de quelques-uns, à l’exploitation de l’homme par l’homme. Quoi, disent-ils (et il faut remarquer que ces gens-là parlent toujours en leur propre nom), je suis savant, ingénieux, capable, et je ne serais pas plus libre, plus riche, plus puissant, plus heureux que le paysan qui laboure ma terre, et l’ouvrier qui bâtit ma maison ? On veut qu’un cordonnier qui ne comprend pas la politique et la philosophie, un paysan qui ne sait pas lire, soient mes égaux devant Dieu ? C’est impossible ! Dieu fait des parts inégales puisqu’il m’a créé grand homme, et la société qui m’a donné la richesse et le privilège n’a fait que se conformer aux décrets de la providence.
Eh bien, vous vous trompez. D’abord vos exemples sont presque toujours faux. Ce cordonnier qui ne goûte pas vos belles phrases a probablement un meilleur jugement que vous. Ce paysan qui ne sait pas lire a peut-être un cœur plus généreux ou des mœurs plus pures que les vôtres. Mais, en supposant qu’ils soient pervers ou grossiers, considérez que le vice et l’abrutissement du pauvre sont l’ouvrage d’une société qui n’a rien fait pour eux et qui a laissé leur âme et leur vie devenir la proie du mal. Elle leur devait l’encouragement, l’enseignement, l’adoption, le secours physique et moral. Elle les a considérés comme condamnés à végéter au hasard. Abandonnés à eux-mêmes, livrés au malheur, s’ils ont encore quelque chose d’humain dans l’âme, ils sont plus respectables que les meilleurs d’entre les riches et les savants. S’ils ont perdu le sentiment de la dignité humaine, ils sont moins coupables que vous qui consacrez le principe de l’inégalité. Vous retrancherez-vous sous cette dernière objection que certains hommes naissent avec l’instinct du mal, et certains autres avec celui du bien, afin de conclure que Dieu a des préférences, et que la société doit consacrer l’injustice de Dieu ; – On vous répondra : Que savez-vous d’un homme qui vient de naître ? Votre loi d’inégalité qui frappe en masse sur tous les pauvres pour perpétuer leur état de misère et d’ignorance, choisit-elle ses élus au berceau ? Non, elle laisse chacun où il est, tant pis pour celui qui est né dans un sillon, ou qui a été abandonné sur le revers d’un fossé. Le hasard fait le reste dans votre société. Dans toutes les classes on voit surgir des hommes bons ou mauvais. Les meilleurs sont parfois très orgueilleux, et déclarent qu’ils ne sont pas les frères ni les égaux de ceux que de funestes penchants entraînent et dégradent.
Eh bien, cela encore est une erreur et un mensonge, et l’aristocratie de vertu est une aristocratie comme les autres. Votre frère ne cesse pas d’être votre frère parce qu’il est méchant. Les crimes des hommes n’empêchent pas qu’ils soient tous les enfants d’un même père qui est Dieu. La religion catholique donne le ciel aux uns, l’enfer aux autres. Dieu qui est au-dessus de toutes les religions ne peut détruire son œuvre, Dieu lui-même ne pourrait pas empêcher que les damnés fussent encore les frères des bienheureux. Non, il n’y a pas d’inégalité parmi les hommes, tous ont les mêmes droits. S’il y a une différence dans les devoirs c’est que les plus intelligents et les meilleurs ont des devoirs proportionnés à l’étendue de leur intelligence et à l’activité de leur zèle. Dieu leur dit : Je vous donne les moyens de faire le bien, faites donc à vous seul plus de bien que plusieurs ensemble.
Que la société reconnaisse l’excellence de certains hommes, qu’elle leur confère les moyens d’instruire, de conseiller, d’administrer la société, rien de mieux, rien de plus utile et de plus pressé. C’est ce qu’elle fait ou s’efforce de faire dans toutes les grandes crises. Mais comme elle peut se tromper et qu’aucun homme n’est d’ailleurs à l’abri de l’enivrement de l’orgueil ou de la défaillance de ses propres facultés, la société ne peut et ne doit jamais lui conférer une fonction qu’elle s’engagerait à ne pas lui reprendre. Les fonctions à vie sont une première atteinte portée à l’égalité. Le peuple doit conserver le pouvoir et s’il juge à propos de renouveler le mandat confié à ses élus, il faut qu’il limite chaque fois la durée de ce mandat, afin de garder son droit d’examen sur chaque phase de la vie politique et morale de ses mandataires.
Que l’influence et l’activité des hommes éclairés et vertueux se répande et s’exerce le plus possible sur la base de l’élection et dans les limites de la réélection, ceci ne fait que confirmer le principe de l’égalité sociale ; et la souveraineté du peuple, lorsqu’elle attribue de grands pouvoirs à ceux qui lui inspirent de la confiance, n’est en aucune sorte compromise. Le propriétaire qui confie sa terre à un régisseur habile et probe ne perd pas son droit de propriété, il le confirme et le consacre par cet acte même. Ce principe est tellement accepté en politique par les masses, qu’on trouverait difficilement, à l’heure qu’il est, un homme qui voulût accepter le pouvoir à vie, à moins que ce ne fût un fils ou un neveu de roi, c’est-à-dire un de ces hommes infortunés qui ont perdu le sens de la vérité sociale.
L’égalité est donc une institution divine, antérieure à tous les contrats rédigés par les hommes. Il n’y a pas de contrats qui puissent lier les générations à un pacte antireligieux, antihumain. Le peuple est souverain, parce que tous les hommes ont un droit égal à la souveraineté, et tous les actes de cette souveraineté nouvellement reconnue et proclamée sont légitimes devant Dieu et devant les hommes, quand même ils ne datent que d’une heure. Le long règne de l’inégalité ne saurait les infirmer. Plus l’homme a été frustré, plus il a droit à ne plus l’être. La légalité d’hier ? Eh, nous le savons bien, elle était en vigueur depuis les premiers âges du monde. C’est précisément pour cela qu’elle n’est plus rien. Les rois sont aussi vieux qu’elle, et les rois ne sont plus que des hommes.
Que les hommes libres travaillent maintenant à établir sur le principe inviolable de leur droit, les principes d’une société nouvelle. Ce droit est illimité, en ce sens qu’il n’a de limite que dans le devoir. Le devoir est facile à établir sur un principe aussi net et aussi sûr que le droit, c’est que chaque homme a des devoirs envers tous, et tous envers chacun.
Nous parlerons des devoirs dans un prochain article, car là aussi, il y a des définitions à chercher et à soumettre au consentement du peuple. L’assemblée constituante de 1789 s’en est beaucoup préoccupée. Elle a établi le droit, mieux que le devoir ; l’un et l’autre ont été formulés d’une manière très avancée pour le temps, très insuffisante aujourd’hui.
Peuple, tu as à refaire cette grande œuvre, n’attends pas qu’on t’en parle pour la première fois, lorsque tu entreras dans l’exercice de ta souveraineté. Penses-y d’avance, médite, relis les travaux de la première assemblée constituante afin de les corriger et de les améliorer. Que le frère consulte et instruise son frère, au club, sur la place publique, à la table frugale, au foyer domestique, partout, chaque jour, à toute heure. Le temps presse. Les événements nous arrachent à la réflexion, la misère nous accable, le souci du lendemain nous torture… N’importe : nous vivons dans le temps des miracles. L’esprit est surexcité, les forces sont décuplées, le cœur est ému. La faim, la fatigue, l’insomnie, toutes les souffrances physiques, nos pères les ont bien supportées, lorsque l’ennemi était à la frontière. Aujourd’hui un ennemi plus redoutable veille à nos portes. C’est le mensonge, c’est le sophisme, c’est la loi du passé ; c’est la négation du principe de notre souveraineté. Y renoncerons-nous faute de temps pour argumenter ? Non, non. Nous pensons vite en France et nous agissons de même.
Correction de George Sand : le titre initial semble avoir été « La caricature du citoyen Ledru-Rollin ».
Ajout de « capitale » dans un second temps.
Correction de George Sand : « à ses délégués » remplacé par « aux délégués ».
Correction de George Sand : « la véritable acception » remplacé par « l’acception ».
Dans l’article publié « du ministre » est remplacé par « du gouvernement provisoire ».
Correction de George Sand : « logique » remplacé par « conforme ».
Ajout de « révolutionnaire » dans un second temps.
Correction de George Sand : « résoudre » remplacé par « admettre ou rejeter ».
Ajout de cette dernière phrase dans un second temps.
Ajout de « naturelle » dans un second temps.
Dans l’article publié, « nu » est remplacé par « seul ».
Dans l’article publié, « la beauté » est remplacé par « l’immensité ».
Dans l’article publié, « avec lui » est remplacé par « à deux, ou à plusieurs ».
Correction de George Sand : « se reproduit » remplacé par « pullule ».
Dans l’article publié, « les savants » est remplacé par « les lettrés ».
Ajout dans un second temps de « sur la base de l’élection et dans les limites de la réélection ».